À propos

« Mon regard sur la planète »

Quel titre prétentieux!

Pourtant cette belle planète si fragile mérite notre regard et toutes nos attentions. L’espèce humaine a entrepris depuis quelques siècles (ce qui n’est rien au regard de l’âge de la Terre), de dominer toutes les autres espèces animales et même végétales ce qui n’est pas sans conséquence.

Savez-vous par exemple que l’homme et les animaux domestiqués représente 96% de la masse des mammifères sur Terre. 4 petits % pour les animaux sauvages ! Normal !?? (source PNAS juin 2018; The biomass distribution on Earth)

L’exploitation des ressources en eau potable, du bois, des énergies fossiles, des minerais et terres rares devenus si essentiels dans notre vie quotidienne engendre des bouleversements que nous commençons à ressentir de plus en plus concrètement. Bouleversement climatique; pollution de l’eau par des agents chimiques; biologiques; plastiques; pollution de l’air; appauvrissement des sols; diminution effarante de la biodiversité, etc… sont autant de faits réellement perceptibles et que plus personne de censé ne remet en cause.

Vous l’aurez compris ce voyage même s’il reste un voyage d’agrément avant tout va avoir une connotation d’observation de la planète, de la biodiversité et des initiatives positives que certaines populations auront pu mettre en oeuvre.

Je n’ai pas la prétention de pouvoir faire un audit de la planète, mais mon regard s’attardera sur ces aspects environnementaux.

Né au bord de la Méditerranée et longtemps aquariophile passionné (j’ai écris de nombreux articles dans la presse spécialisée), j’ai œuvré lors de ma vie lyonnaise au côté d’associations avec lesquelles nous avions organisé les premiers congrès français d’aquariophilie marine et récifale. Lors de ces rencontres qui réunissaient des centaines de passionnés français et étrangers, des actions de sensibilisation fortes sur la fragilité de d’écosystème récifal étaient réalisées. D’ailleurs, la maintenance des coraux en aquarium a été pour moi un formidable révélateur de la fragilité de ces écosystèmes aujourd’hui très abîmés et en danger de mort notamment à cause du réchauffement et de l’acidification des océans. Des plongées en Australie, en Mer Rouge, en Méditerranée et dans les Caraïbes ont confirmé chez moi cette obsession pour la protection du monde marin et des écosystèmes coralliens en particulier.

Je me dois donc bien entendu de minimiser au maximum ma pression environnementale par exemple en utilisant le moins possible l’avion et en continuant à ne pas manger de viande par exemple comme je le fais déjà depuis 5 ans (même s’il m’arrive rarement de craquer pour un bon poulet rôti :)).

C’est en effet il y a 5 ans, que de nombreuses vidéos choquantes ont été pour moi une révélation.

J’étais égoïste !

Pourtant j’ai toujours profondément aimé les animaux qu’ils soient domestiques ou sauvages. Un ami écrivain de longue date faisait pression pour que j’arrête de manger des cadavres d’animaux, mais mon goût des bonnes choses l’avait pendant longtemps éconduit. Et puis ces vidéos ont été plus fortes que lui. Je me suis dit que nous étions complètement déconnectés. On achète notre alimentation en supermarché ou à la boucherie comme on achèterait un jouet. On ne se rend plus du tout compte que ce que l’on achète n’est pas un produit comme un autre. Tout est présenté de sorte que l’on ne puisse pas imaginer le calvaire des animaux, depuis leur naissance, jusqu’à leur mort, en passant par des étapes d’élevage, de transport et d’abattage peu dignes de notre statut d’Homme… Les méthodes ont changé depuis le temps de nos grands parents. Elevage dans des fermes usines, animaux privés de leurs espace vital, d’une nourriture saine et naturelle, de leur progéniture, transportés dans des conditions effroyables et indignes, privés de leur vie quoi… Ils sont à nos yeux devenus des produits comme les autres, des objets à notre service… ce n’est plus acceptable. Nos modes de consommation doivent changer. D’ailleurs en parlant de consommation, ne consommons nous pas trop ? Certainement ! Nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre et la croissance à tout prix, comme dogme inébranlable de notre société n’est plus tenable. Travaille plus, gagne plus, consomme plus, ce qui fera travailler plus de monde pour produire ce que tu consommes, ça fonctionne jusqu’à un certain point mais on oublie juste que la Terre n’a pas des ressources inépuisables ! C’est une planète avec une quantité de ressources finie.

Le saviez vous !? L’élevage est responsable d’environ 15% des rejets de CO2 et de 65% de la déforestation en Amazonie !?!?

Je n’ai « que » 8 mois. Il a fallu faire des choix. Pas facile. J’aurais tellement aimé traverser aussi l’Afrique. A priori deux continents seront explorés, l’Asie, l’Amérique centrale et du Sud, une douzaine de pays, plus de 50000 km à parcourir.

Allez assez parlé Let’s Go !